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Position du gouvernement coréen

Dokdo, une île de beauté coréenne

Questions & réponses sur Dokdo

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  • 15 questions & réponses sur Dokdo
  • 15 questions & réponses qui permettent d’expliquer de manière claire et méthodique les fondements de la souveraineté coréenne sur Dokdo d’un point de vue historique, géographique et juridique.
1Comment les documents de référence coréens traitent-ils de Dokdo ?
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Il est avéré que la Corée a historiquement toujours considéré Dokdo comme une partie intégrante de son territoire national, et qu’elle y a toujours exercé une autorité confirmée par une documentation aussi abondante qu’ancienne.

Les principaux passages cités dans les documents coréens de référence figurent ci-dessous.

Sejong Sillok, Jiriji

« Sejong Sillok, Jiriji (Appendice géographique des Chroniques du roi Sejong)» (1454)

Traduction
Les deux îles d’Usan et Mureung se situent au large de la sous-préfecture, direction plein est.
Les deux îles sont suffisamment rapprochées pour être visibles l’une de l’autre par temps dégagé. À l’époque de Silla, on y faisait référence sous le nom de pays d’Usan voire Ulleungdo.

Texte d’origine
于山武陵二島在縣正東海中
二島相去不遠 風日淸明 則可望見 新羅時 稱于山國 一云鬱陵島
Shinjeung Dong’guk Yeoji Seungram

Shinjeung Dong’guk Yeoji Seungram (Nouvelle édition du Grand Atlas de Corée, publié en 1531)

Traduction
Îles d’Usan & Ulleung
L’île de Mureung porte également le nom d’Uleung. Les deux îles se situent au large de la sous-préfecture, direction plein est.

Texte d’origine
于山島 鬱陵島
一云武陵 一云羽陵 二島在縣正東海中
Dong’guk Munheon Bigo

Dong’guk Munheon Bigo (Répertoire analytique de Corée, publié en 1770)

Traduction
Îles d’Usan & Ulleung
Les deux îles constituent l’archipel d’Usan.
D’après le Yeojiji (Recueil de topographie), l’archipel comprend les îles d’Ulleung et Usan; cette dernière correspondant à ce que les Japonais appellent Matsushima.

Texte d’origine
于山島 鬱陵島..
二島一卽于山..
輿地志云 鬱陵․于山皆于山國地 于山則倭所謂松島也
Man’gi Yoram

Man’gi Yoram (Appendice de géographie, publié en 1808)

Traduction
Ulleungdo se trouve au milieu des eaux d’Uljin, direction plein est.
D’après le Yeojiji (Recueil de topographie), Ulleung et Usan font partie du territoire du pays d’Usan qui est appelé Matsushima au Japon.

Texte d’origine
鬱陵島在蔚珍正東海中..
輿地志云 鬱陵∙于山皆于山國地 于山則倭所謂松島也
Jeungbo Munheon Bigo

Jeungbo Munheon Bigo (Nouvelle édition du Répertoire analytique de Corée, publiée en 1908)

Traduction
Îles d’Usan & Ulleung
Les deux îles forment l’archipel d’Usan qui correspond à l’actuelle sous-préfecture d’Uldo.

Texte d’origine
于山島鬱陵島..
二島一卽芋山 續今爲鬱島郡
2Comment le Recueil d’observations sur Onshū (Onshū Shichō Gōki), l’un des plus anciens documents japonais mentionnant Dokdo, y fait-il référence ?
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Publié en 1667, le Recueil d’observations sur Onshū (Onshū Shichō Gōki), rédigé par Saitō Toyonobu, fonctionnaire de la province d’Izumo (partie orientale de l’actuelle préfecture de Shimane), est l’une des plus anciennes sources japonaises mentionnant Dokdo (Matsushima). Les passages sur Dokdo figurent ci-dessous.

Onshū Shichō Gōki (Recueil d’observations sur Onshū)

Onshū Shichō  Gōki
Traduction
Ces deux îles (Ulleungdo & Dokdo) sont des territoires inhabités donnant sur Goryeo (ancien nom de la Corée), comme Unshū (partie orientale de l’actuelle préfecture de Shimane) donne sur Onshū (actuelles Îles Oki).

Texte d’origine
此二島 無人之地 見高麗 如自雲州望隱州 然則日本乾地 以此州爲限矣

On constate à travers ces documents que la frontière nord-ouest du Japon correspond aux Îles Oki, et que Dokdo est exclue du territoire japonais.

3Comment Dokdo apparaît-elle sur les anciennes cartes du Japon ?
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La Carte des territoires du littoral nippon (Dainihon Enkai Yochi Zenzu), réalisée par Inō Tadataka (1821) à partir d’un arpentage commandé par le shogunat, est une carte de référence figurant au nombre des cartes les plus anciennes du Japon, mais aucune ne mentionne Dokdo. Le gouvernement japonais avait manifestement pris acte que Dokdo ne faisait pas partie du territoire national.

En outre, la Nouvelle carte détaillée des routes du Japon par région (Kaisei Nihon Yochi Rotei Zenzu, première édition en 1779) de Sekisui Nagakubo, que le gouvernement japonais érige comme preuve de sa souveraineté sur Dokdo, démontre a contrario qu’Ulleungdo et Dokdo ne font pas partie du territoire japonais.

Kaisei Nihon Yochi Rotei Zenzu
(Nouvelle carte détaillée des routes du Japon par région, réédition de 1791)

Kaisei Nihon Yochi Rotei Zenzu
  • Traduction
  • Île de Isotakeshima, autre nom de Takeshima (Ulleungdo)
  • Matsushima (Dokdo)
  • ...Donnant sur Goryeo, comme Unshū (partie orientale de l’actuelle préfecture de Shimane) donne sur Onshū (actuelles Îles Oki).
  • Document d’origine
  • 竹島 一云磯竹島
  • 松島
  • 見高麗猶雲州望隱州

Sur cette carte élaborée en fonction des indications du Recueil d’observations sur Onshū (Onshū Shichō Gōki), dont le titre figure à côté de Dokdo et Ulleungdo, on notera que « la frontière Nord-Ouest du Japon délimite les Îles Oki».

En outre, l’édition officielle de cette carte ainsi que l’édition originale de 1779, où Ulleungdo, Dokdo et la Corée figurent sans couleur, à l’extérieur des frontières maritimes du territoire japonais, démontrent qu’elles étaient considérées en dehors du territoire.

4De quoi traite la réponse du fief de Tottori lors du différend sur Ulleungdo lorsqu’elle déclare que Dokdo ne fait pas partie du territoire japonais ?
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Le 24 décembre 1695, suite à la controverse diplomatique (Différend concernant Ulleungdo) de 1693 avec la Corée autour de l’arrivée de pêcheurs japonais à Ulleungdo, le shogounat fait parvenir un document au fief de Tottori pour demander si Ulleungdo dépend de sa juridiction, et vérifier s’il n’y aurait pas d’autres îles concernées.

Traduction

1. Depuis quand Takeshima (Ulleungdo) est-elle sous la juridiction des deux domaines d’’Inshū et Hakushu (Inaba et Hoki; actuelle préfecture de Tottori) ?

1. En dehors de Takeshima (Ulleungdo), y a-t-il d’autres îles sous la juridiction des deux domaines (Inaba et Hoki) ?


Texte d’origine
一. 因州伯州江付候竹島は、いつの頃より両国江附属候哉...
一. 竹島の外両国江附属の島有之候哉

Le fief de Tottori répond au shogounat le lendemain, 25 décembre : « Takeshima (Ulleungdo) et Matsushima (Dokdo) ni aucune autre île ne dépend de la juridiction des deux domaines en question (Inaba et Hoki ; actuelle préfecture de Tottori) », clarifiant par là-même qu’Ulleungdo et Dokdo ne dépendent pas de la juridiction territorial du Japon (fief de Tottori).

Traduction

1. Takeshima (Ulleungdo) ne dépend pas de la juridiction territoriale d’Inaba et Hoki (actuelle préfecture de Tottori)…

1. Takeshima (Ulleungdo) ni aucune autre île ne dépend de la juridiction des deux domaines en question (Inaba et Hoki).


Texte d’origine
一. 竹島は因幡伯耆附属にては無御座候...
一. 竹島松島其外両国江附属の島無御座候事

Le shogunat, après avoir pris acte qu’Ulleungdo et Dokdo ne dépendaient pas de sa juridiction territoriale, annule l’autorisation de mouiller au large de Takeshima (Ulleungdo), le 28 janvier 1696.

5Quel est le sens de la démarche d’An Yong-bok ?
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Sous le règne de Sukjong, An Yong-bok, un pêcheur enlevé par l’équipage d’un vaisseau japonais, effectuera par deux fois la traversée vers l’archipel nippon. L’enlèvement, qui a lieu en 1693, est significatif dans la mesure où la controverse autour d’Ulleungdo (Différend concernant Ulleungdo) a permis de déterminer qu’Ulleungdo et Dokdo dépendaient de la même circonscription.

Les Chroniques du roi Sukjong (Sukjong Sillok) rapportent qu’en 1696, An Yong-bok avait rencontré des pêcheurs japonais à Ulleungdo et, qu’une fois au Japon, il avait protesté contre la violation du territoire coréen à Ulleungdo et Dokdo en déclarant: « Matsushima n’est autre que l’ île de Jasan (autre nom de Dokdo), et c’est un territoire coréen. »

Les documents coréens ne sont pas les seuls à relever les séjours d’An Yong-bok au japon ; l’Articulet sur Takeshima (Takeshima Kiji), l’Extrait du rapport sur la conjoncture de la traversée vers Takeshima (Takeshima Tokai Yuraiki Nukigaki), le Tableau chronologique d’Inaba (Inpu Nenpyo) et les Réflexions sur Takeshima (Takeshima ko) en font également état.

Plus particulièrement, le témoignage d’An Yong-bok (contenu de l’interrogatoire d’un fonctionnaire de l’archipel d’Oki auquel fut soumis An Yong-bok à son arrivée au Japon) enregistré dans le Mémorandum en un volume concernant l’arrivée d’un navire coréen en 1696 (Genroku Kyū Heishinen Chosenbune Chakugan Ikkan no Oboegaki), récemment découvert (2005) au Japon, confirme le contenu des Chroniques de Sukjong (Sukjong Sillok), à savoir qu’Ulleungdo (Takeshima) et Dokdo (Matsushima) étaient soumises à la juridiction de la province de Gangwon.

Mémorandum en un volume concernant l’arrivée d’un navire coréen en 1696
(Genroku Kyū Heishinen Chosenbune Chakugan Ikkan no Oboegaki)

Mémorandum en un volume concernant l’arrivée d’un navire coréen en 1696
  • Traduction
  • Takeshima (Ulleungdo) et Matsushima (Dokdo) se trouvent sur cette route.
  • Texte d’origine
  • 此道中 竹嶋松嶋有之
6À quoi correspond la politique de rapatriement mise en vigueur par le gouvernement coréen ?
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La mesure de rapatriement du gouvernement coréen consistait à envoyer des fonctionnaires pour ramener les habitants d’Ulleung afin qu’ils se réinstallassent sur le continent.

Cette mesure figure au nombre des politiques adoptées par le gouvernement coréen pour faire face aux incursions de la piraterie japonaise ; cela ne signifie pas que le gouvernement coréen avait abandonné sa souveraineté sur Ulleungdo.

L’envoi de fonctionnaires suffit à prouver la continuité de la souveraineté coréenne exercée sur Ulleungdo. Ce système de reconnaissance des fonctionnaires du royaume, régulièrement dépêchés dans l’île, fut mis en vigueur dès le règne de Sukjong, aux premières heures de l’ère Joseon (1392~1897), jusqu’à son abolition en 1895.

7À quoi correspondent les Directives du Dajōkan du gouvernement de Meiji confirmant officiellement en 1877 que Dokdo ne faisait pas partie du territoire nippon ?
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Le ministère des Affaires intérieures du Japon, lancé dans une réforme territoriale, saisit la plus haute instance administrative de l’ère Meiji, à savoir le Département d’État (Dajō-kan), sur la Question de l’inscription au cadastre de Takeshima et de l’île voisine dans la mer du Japon (Nihon-kai nai Takeshima Hoka Itto Chiseki Hensanhō Ukagai)

En mars 1877, les négociations entre le shogunat d’Edo et le gouvernement de Joseon (Différend concernant Ulleungdo) s’achèvent, et le Département d’État répond avoir jugé qu’Ulleungdo et Dokdo n’appartenaient pas au territoire japonais, par une directive adressée au ministère des Affaires intérieures, rappelant de « retenir que le Japon n’est pas concerné par Takeshima (Ulleungdo) et l’île voisine (Dokdo) ».

Directives du Dajōkan / Croquis d’Isotakeshima (carte attachée à un rapport soumis au Dajōkan)

Directives du Dajōkan / Croquis d’Isotakeshima
Traduction
20 mars 1877 (10e année de l’ère Meiji)
Question de l’incorporation de Takeshima (Ulleungdo) et de l’île voisine dans la mer du Japon (mer de l’Est), dont le ministère des Affaires intérieures du Japon saisit les hautes instances dans un document séparé.
Suite aux déclarations d’un pêcheur coréen arrivé dans l’archipel, l’ancien régime (shogunat d’Edo) ouvrit avec le gouvernement coréen des négociations dont il ressortit que le Japon n’était pas concerné par la question susmentionnée en 1692 (5e année de l’ère Genroku pour le Japon); en conséquence, et sur les bases du rapport présenté par ledit ministère, nous soumettons à votre approbation la directive suivante.

Directive soumise à approbation
Retenir que le Japon n’est pas concerné par Takeshima (Ulleungdo) et l’île voisine (Dokdo).

Texte d’origine
明治十年三月廿日
別紙内務省伺日本海内竹嶋外一嶋地籍編纂之件
右ハ元禄五年朝鮮人入嶋以来旧政府該国ト往復之末遂ニ本邦関係無之相聞候段申立候上ハ伺之趣御聞置左之通御指令相成可然哉此段相伺候也

御指令按
伺之趣竹島外一嶋之義本邦関係無之義ト可相心得事

Takeshima (Ulleungdo) et Matsushima (Dokdo) figurant sur le Croquis d’Isotakeshima (Isotakeshima Ryakuzu) démontrent clairement que « l’île voisine » citée correspond à Dokdo.
* Isotakeshima, ancien toponyme autrefois en usage au Japon pour faire référence à Ulleungdo.

Il apparaît clairement que le gouvernement japonais avait pris acte de la souveraineté coréenne sur Ulleungdo et Dokdo au cours du différend qui opposa dès le XVIIe siècle le shogunat d’Edo au gouvernement coréen sur la question d’Ulleungdo.

En outre, on retrouve également mention de « la souveraineté coréenne sur Takeshima (Ulleungdo) et Matsushima (Dokdo) » en 1870, soit quelques années avant la directive du Département d’État, dans le Rapport interne sur l’ouverture des négociations avec le Royaume de Joseon (Chosenkoku Kōsai Shimatsu Naitansho), fourni au ministère japonais des Affaires étrangères par la mission Sada Hakubo, après sa visite en Corée.

8À quoi correspond l’édit N° 41 émis en 1900 par le Grand empire de Corée qui place Dokdo sous la juridiction administrative d’Ulleungdo ?
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Au XIXe siècle, suite à de nombreux différends comme la coupe illégale du bois par des ressortissants japonais dans l’île d’Ulleung, le gouvernement du Grand empire de Corée demande au gouvernement japonais de procéder à leur évacuation, et décide de renforcer la législation de l’île.

Le 24 octobre 1900, la plus haute instance administrative de l‘empire, à savoir le Conseil d’État ou Euijeong-bu, décida de « changer le nom d’Ulleungdo en Uldo, et le titre de gouverneur de l’île au profit d’une charge de sous-préfet ». La décision du Conseil d’État ayant reçu l’approbation de l’empereur, le 25, l’édit N° 41 est publiée dans le journal officiel, le 27 du même mois.

L’article II de l’édit N° 41 délimite la circonscription administrative d’Uldo en ces termes : «...la zone recouvre la totalité d’Ulleungdo, Jukdo et Seokdo (Dokdo) ».

Édit N° 41

Édit  N° 41
Traduction
(Édit N° 41) Réforme territoriale concernant Ulleungdo

Article I. → Ulleungdo est rebaptisé Uldo, rattaché à la province de Gangwon, le gouverneur de l’île y exerce désormais la charge de sous-préfet  dans le cadre de l’organisation administrative du territoire, et la sous-préfecture est classée au cinquième rang des échelons de ladite administration.

Article II. → Les services de la sous-préfecture d’Uldo se situent désormais à Taehadong et la circonscription administrative recouvre la zone comprenant la totalité d’Ulleungdo, Jukdo et Seokdo.


Texte d’origine
(勅令第四十一號) 鬱陵島를 鬱島로 改稱하고 島監을 郡守로 改正한
第一條 → 鬱陵島를 鬱島라 改稱하야 江原道에 附屬하고 島監을 郡守로 改正하야 官制中에 編入하
郡等은 五等으로 할
第二條 → 郡廳位寘난台霞洞으로 定하고 區域은 鬱陵全島와 竹島 · 石島랄 管轄할

L’édit N° 41 confirrme la souveraineté historique du Grand empire de Corée sur Dokdo comme partie intégrante d’Ulleungdo.

9Qu’est-ce qui a motivé la notification N° 40 émise par la préfecture de Shimane en 1905, et quelle est la validité de cette dernière sur le plan du droit international ?
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La notification N° 40, émise en 1905 par la préfecture de Shimane, avait pour objectif d’incorporer Dokdo au territoire japonais dans le cadre des impératifs stratégiques de l’offensive que la marine japonaise s’apprêtait à livrer contre la Russie en mer de l’Est dès 1904 sur la question de sa zone d’influence en Mandchourie et dans la péninsule coréenne.

Les sources historiques japonaises révèlent les intentions du ministère des Affaires étrangères de Meiji en ces termes: « La construction de sémaphores à Dokdo s’avèrerait extrêmement avantageuse pour observer les vaisseaux ennemis si on y installait un réseau de télégraphe sans fil voire sous-marin ». En outre, Nakai Yōzaburō reconnaît que l’île fait initialement partie du territoire coréen lorsqu’il propose de l’intégrer au territoire national nippon. En outre, le ministère des Affaires intérieures apporte la confirmation que le gouvernement japonais avait connaissance de la souveraineté coréenne sur l’île lorsqu’il mentionne: « S’approprier ces rochers (Dokdo), où rien ne pousse... s’avérerait plus dommageable que profitable car le Japon éveillerait les soupçons sur ses ambitions territoriales en Corée ».

À l’époque, le Japon s’était octroyé le libre accès au territoire coréen pour livrer bataille à la Russie grâce au protocole coréano-japonais de février 1904, et la première convention coréano-japonaise du mois d’août 1904 lui permettait d’imposer la nomination de conseillers japonais auprès du gouvernement coréen, sur le chemin d’une usurpation de la souveraineté coréenne dont Dokdo fut la première étape.

C’est dans ce contexte d’usurpation progressive de la souveraineté coréenne que s’inscrit la notification N° 40 de la préfecture de Shimane, un acte d’empiètement illégitime sur les prérogatives territoriales de la Corée, et part conséquent sans valeur sur le plan du droit international.

10Quel est le contenu du rapport émis en 1906 par le sous-préfet d’Uldo (Ulleungdo) à propos de Dokdo ?
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Le 28 mars 1906, Sim Heung-taek, sous-préfet d’Uldo (Ulleungdo), apprend d’une délégation, envoyée en mission par la préfecture de Shimane, que le Japon vient d’intégrer Dokdo à son territoire. Le rapport du sous-préfet parvient au gouverneur de Gangwon et au ministère de l’Intérieur (actuel ministère de l’Administration et de la Sécurité du Territoire), le lendemain.

Le 29 avril 1906, Yi Myeong-rae, suppléant du gouverneur de la province de Gangwon et sous-préfet de Chuncheon, en informe le Conseil d’État.

Édition spéciale du rapport

Édition spéciale du rapport
Traduction
Sim Heung-taek, sous-préfet d’Uldo au rapport : Le 28 mars, sur le coup des 7 heures du matin, un navire accosta dans la rade de Dodong pour débarquer une délégation de fonctionnaires japonais qui me rendit visite dans les locaux de la sous-préfecture où ils me déclarèrent être en « mission de reconnaissance, suite à l’intégration de Dokdo au territoire japonais », en dépit de ma juridiction sur cette île située à près de 100 lis de mon affectation. Ils s’enquirent ensuite du nombre de foyers, d’âmes et de terres ainsi que de la production locale, puis demandèrent à combien s’élevait le nombre de fonctionnaires et de gardes, couchant sur le papier ce qui avait trait à ma fonction avant un départ dont j’ai cru devoir vous tenir informé.

Texte d’origine
欝島郡守 沈興澤報告書內開에 本郡所屬獨島가 在於外洋百餘里 外 이삽더니 本月 初四日 辰時量에 輪船一雙이 來泊于郡內道洞浦 而日本官人 一行에 到于官舍하야 自云 獨島가 今爲日本領地 故로 視察次 來到이다 이온바... 先問戶總 ∙ 人口 ∙ 土地 ∙ 生産 多少하고 且問 人員 及經費 幾許 諸般事務을 以調査樣으로 錄去이압기 玆에 報告하오니 照亮하시믈 伏望等 因으로 准此 報告하오니 照亮하시믈 伏望

Le 10 mai de la même année, la plus haute instance administrative du Grand empire de Corée, à savoir le Conseil d’État ou Euijeong-bu, émettait la directive (Directive N° 3) suivante :

Directive No 3

Directive No 3
Traduction
Nous avons pris connaissance de votre rapport, et il s’avère que les revendications territoriales (japonaises) concernant Dokdo n’ont pas le moindre fondement. En conséquence, vous procéderez à une nouvelle enquête sur la situation et les agissements des Japonais afin de nous en tenir inforrmés.

Texte d’origine
來報난 閱悉이고 獨島領地之說은 全屬無根하니 該島 形便과 日人 如何 行動을 更爲査報할

Ces détails suffisent à prouver qu’en 1906, le sous-préfet d’Uldo (Ulleungdo) continuait d’exercer sur Dokdo une juridiction entérinée par règlement de l’édit N° 41 promulgué en 1900.

11Quel est le contenu de la Déclaration du Caire qui, en 1943, clarifia les principes fondamentaux énoncés par les forces alliées à l’égard du territoire nippon au sortir de la seconde guerre mondiale ?
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Au sortir de la seconde guerre mondiale, la conférence du Caire (1er décembre 1943), énonçant les principes de base pour les territoires passés sous juridiction japonaise, disposa : « Le Japon sera également dépossédé de tous les autres territoires occupés par la force et la convoitise ».

La déclaration du Caire garantissait l’indépendance de la Corée en ces termes: « Nous reconnaissons que le peuple coréen se trouve dans un état d'esclavage et que la Corée doit être libre et indépendante en temps opportun ».

Extrait de la déclaration du Caire

Japan will also be expelled from all other territories which she has taken by violence and greed.
The aforesaid three great powers, mindful of the enslavement of the people of Korea, are determined that in due course Korea shall become free and independent.

En 1945, la déclaration de Potsdam adoptée en contrepartie de la reddition du Japon réaffirmait la mise en application des clauses de la déclaration du Caire

12Comment le commandement suprême des forces alliées se prononça-t-il sur Dokdo en 1945 ?
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Au sortir de la seconde guerre mondiale, le commandement suprême des forces alliées exclut Dokdo de la juridiction japonaise dans son mémorandum N° 677, le 29 janvier 1946.

La troisième clause du mémorandum dispose : « le Japon est défini comme se limitant aux quatre îles principales de Honshū, Kyūshū, Hokkaidō et Shikoku, ainsi qu'aux petites îles adjacentes au nombre approximatif de 1000... Utsuryo (Ullung), les Rochers Liancourt, et Quelpaert (Saichu ou Cheju) sont exclus ».

Mémorandum N° 677 du Commandant suprême des forces alliées (29 janvier 1946)

Disjonction gouvernementale et administrative de certaines zones éloignées du Japon

3. For the purpose of this directive, Japan is defined to include…excluding (a) Utsuryo (Ullung) island,
Liancourt Rocks and Quelpart (Saishu or Cheju) island...

Par ailleurs, le Mémorandum N° 1033 du commandant suprême des forces alliées interdisait aux navires ainsi qu’aux ressortissants japonais d’approcher Dokdo ou ses environs à moins de 12 milles nautiques.

Mémorandum N° 1033 du commandant suprême des forces alliées (22 juin 1946)

Zones où le Japon est autorisé à se livrer à la pêche et à la chasse à la baleine

3. (b) Japanese vessels or personnel thereof will not approach closer than twelve (12) miles to
Takeshima(37°15′ North Latitude, 131°53′ East Longitude) nor have any contact with said island.

13Comment le traité de paix signé par les États-Unis et le Japon à San Francisco en 1951 statut-il sur Dokdo ?
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L’article II a) du traité de paix signé à San Francisco en 1951 dispose : « Le Japon reconnaît l’indépendance de la Corée et renonce à tous droits, titres et revendications sur la Corée. Cette renonciation inclut Quelpaert (Jeju), Port Hamilton (Geomundo) et l’île Dagelet (Ulleungdo).»

Extrait du traité de paix de San Francisco

Article 2
(a) Japan recognizing the independence of Korea, renounces all right, title and claim to Korea, including the
islands of Quelpart, Port Hamilton and Dagelet.

L’article II se contente d’énumérer de façon non exhaustive les îles de Jeju, Geomun et Ulleung parmi les quelques 3000 îles et îlots coréens ; on ne saurait établir que Dokdo ne fait pas partie du territoire coréen, libéré de l’occupation japonaise, sous prétexte qu’il n’y est pas explicitement fait mention.

Au regard des positions manifestées dans la déclaration du Caire en 1943, puis dans le mémorandum(SCAPIN) N° 677 du commandant suprême des forces alliées, en 1946, ultérieurement concrétisées par le traité de San Francisco, il apparaît clairement que Dokdo fait partie du territoire coréen et que le Japon en est exclu.

14Comment le gouvernement de la République de Corée a-t-il réagi à la demande d’arbitrage émise en 1954 par le gouvernement japonais auprès de la Cour internationale de Justice ?
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Le gouvernement de la République de Corée, en réponse aux revendications soumises par le gouvernement japonais à la Cour internationale de justice sur la question de Dokdo, en 1954, clarifia officiellement sa position comme suit :

  • - La proposition du gouvernement japonais est une nouvelle tentative fallacieuse déguisée en procédure judiciaire. La République de Corée jouit de sa souveraineté pleine et entière sur Dokdo, et ne saurait être mise en demeure de justifier ce droit devant la Cour internationale de justice.
  • - Si l’usurpation progressive de la souveraineté coréenne par l’impérialisme Nippon s’est achevée par l’annexion de 1910, le Japon s’en était déjà concrètement emparé par la force dès 1904 en imposant par la force la signature du protocole coréano-japonais et de la première convention coréano-japonaise.
  • - Dokdo fut le premier territoire à être victime de l’agression japonaise! Les revendications illégitimes et incessantes du Japon ne peuvent qu’éveiller la suspicion du peuple coréen pour qui Dokdo, au-delà du chapelet d’îles situées en mer de l’Est, est un symbole de la souveraineté nationale.

La position exprimée ci-dessus par le gouvernement de la République de Corée à l’époque reste inchangée à ce jour.

15Comment la République de Corée exerce-t-elle sa souveraineté territoriale sur Dokdo ?
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La République de Corée exerce sur Dokdo une souveraineté territoriale sans faille sur les plans législatif, administratif et judiciaire.

  • 1.Les forces de police stationnées à Dokdo veillent sur l’île.
  • 2.L’armée coréenne en défend l’espace maritime et aérien.
  • 3.La République de Corée y exerce sa pleine autorité législative.
  • 4.Le phare et les équipements divers sont opérationnels. Équipements actuels
  • 5.L’île est habitée par des ressortissants coréens.

Le gouvernement de la République de Corée maintiendra la défense de sa souveraineté territoriale pleine et entière sur Dokdo.